Index des peintures

 

 Antoine Girouard
 Jean Dessaulles
 Joseph-Magloire Laflamme












MESSIRE ANTOINE GIROUARD

 

















Huile sur toile

105 x 85 cm

Vers 1826

Collection du Séminaire de Saint-Hyacinthe

 

 


 

       par Louis Dulongpré


L’abbé Antoine Girouard est le fondateur du Séminaire de Saint-Hyacinthe.

 


Louis Dulongpré (1759 1843)

Peintre, professeur de musique et de danse, régisseur, topographe, Louis Dulongpré est originaire de Saint-Denis, près de Paris.

Il vint en Amérique du Nord avec les troupes françaises durant la guerre de l'Indépendance américaine. À Albany, des Canadiens le persuadent de s'installer à Montréal où il pourrait vivre au sein d'une société française. Il s'y rendit en 1785 et y ouvrit deux ans plus tard une « École à danser». Il jouait lui-même d'instruments à cordes, de plusieurs «bois» et d’instruments à clavier. En novembre 1791, Dulongpré annonçait une fois de plus une école de musique et de danse. En novembre 1789, il avait été nommé gérant du Théâtre de Société où allait être donnée la première (janvier 1790) de Colas et Colinette de Quesnel. Ses fonctions incluaient la mise en scène, l'engagement des musiciens, la publicité et la peinture des décors. C'est d'ailleurs à son talent de peintre, mûri lors d'une période d'études à Baltimore (1793-1794), que Dulongpré doit surtout sa réputation. On lui attribue plus de 3 000 portraits et tableaux d'église. Il laisse plusieurs tableaux de bourgeois maskoutains dont ceux de la famille Papineau et Dessaulles.

Il peint aussi quelques tableaux à caractère religieux d’inspiration européenne dont «L’élection de saint Mathias»

Plusieurs de ses tableaux se trouvent dans plusieurs musées canadiens mais aucune trace de ses activités musicales ne semble avoir subsisté. Gérard Morisset, dans Coup d'oeil, l'a décrit comme un « homme d'Ancien Régime, grand, bien fait, d'une belle figure et d'excellentes manières », suivant les termes d'une citation dont il ne précise pas la source.

La famille Dulongpré s'établit à Saint-Hyacinthe en 1832. Cet artiste fut l'une des premières personnes à tenter de vivre de l'enseignement de la musique au Canada.

Une rue de Montréal porte son nom depuis 1974.


Auteur Helmut Kallmann











                 JEAN DESSAULLES


 










Huile sur toile
107 x 87 cm
Vers 1825

Collection du Séminaire de Saint-Hyacinthe

 
       par Louis Dulongpré


Afin de commémorer le don d’un terrain par Jean Dessaulles (1766-1835) pour y construire le collège de Saint-Hyacinthe, les autorités de la maison d’enseignement demandent à Louis Dulongpré d’exécuter le portrait du bienfaiteur. Dessaulles, à titre de député du comté de Richelieu, et son beau-frère Louis-Joseph Papineau ont encouragé l’accord d’octrois au Séminaire.

Le costume de Jean Dessaulles rappelle la dignité du personnage. Il pose la main droite sur une carte représentant le village naissant où sont dessinés l’église et le collège.

Jean Dessaulles fils de Jean-Pierre De Saulles, marchand protestant d'origine suisse et de Marguerite Crevier Décheneaux est né à Saint-François-du-Lac en 1766.

Il est venu s'installer avec sa famille vers 1780, dans la seigneurie de Saint-Hyacinthe, qu'administrait une de ses tantes maternelles. Il y acquit des propriétés et travailla comme agent seigneurial. En 1814, il hérita de son cousin Hyacinthe-Marie Simon, dit Delorme, du manoir et certains droits sur la seigneurie de Saint-Hyacinthe.

Élu député de Richelieu en 1816, il fut réélu en avril 1820, en juillet 1820, 1824 et 1827 et ensuite élu député de Saint-Hyacinthe en 1830. Il était d'allégeance nationaliste modérée. Nommé au Conseil législatif le 7 janvier 1832, il démissionna comme député le 7 juin 1832.

Il fut juge de paix, officier de milice, syndic chargé de promouvoir l'instruction primaire et l'établissement d'écoles à Saint-Hyacinthe ainsi que bienfaiteur du collège de Saint-Hyacinthe.

Décédé en fonction, dans son manoir seigneurial de Saint-Hyacinthe, le 20 juin 1835, à l'âge de 68 ou de 69 ans, il fut inhumé dans l'église Notre-Dame-du-Rosaire, le 23 juin 1835.

Il avait épousé dans la paroisse Notre-Dame-du-Rosaire, à Saint-Hyacinthe, Marguerite-Anne Waddens, puis, en secondes noces, dans la paroisse Notre-Dame de Montréal, Marie-Rosalie Papineau, fille de Rosalie Cherrier et de Joseph Papineau, notaire et seigneur.

Il est le père de Georges-Casimir et de Louis-Antoine Dessaulles, beau-frère de Denis-Benjamin et de Louis-Joseph Papineau,beau-père de Maurice Laframboise, cousin par alliance de Claude Dénéchau.

http://www.assnat.qc.ca/fra/Membres/notices/d/dessj.htm

 








 

ABBÉ JOSEPH-MAGLOIRE LAFLAMME













Huile sur toile

107 x 91 cm

Commencé en 1915, terminé en 1917

Collection du Séminaire de Saint-Hyacinthe

 


   

      par Ozias Leduc

 

L’abbé Magloire Laflamme (1848-1926), ordonné prêtre en 1872 exerce son ministère comme vicaire dans différentes paroisses puis comme curé entre autres à Saint-Hilaire de 1894 à 1900 où il accorde sa première décoration d’église à Ozias Leduc en 1896-1897.

Peint à partir d’une photographie, le portrait de l’abbé Laflamme a été refusé à cause du trop grand réalisme et «des formes faciales qui donnent un ton d’âge avoué». Il confie le tableau au Séminaire de Saint-Hyacinthe vers 1920.

Le chanoine Laflamme a joué un rôle important dans l’avancement de la carrière du peintre de Saint-Hilaire.


 

OZIAS LEDUC

Ozias Leduc est né à Saint-Hilaire en 1864, et il est mort à Saint-Hyacinthe en 1955. Dès son plus jeune âge, Ozias Leduc démontre un intérêt pour l’art. Il se consacre à la décoration d'églises et de chapelles. Leduc peint aussi des paysages, des portraits et des figures allégoriques et historiques. Il s’intéresse au symbolisme à la suite d’un bref séjour à Londres et à Paris en 1897. Vivant à l'écart des courants et des tendances artistiques de son temps au Canada, Leduc est aussi l’auteur de poèmes et de courtes réflexions sur l'art.

Ozias Leduc, peintre, pommiculteur, citoyen engagé, a résumé sa pensée à cet égard dans un discours prononcé en 1930 à la Société d'histoire de Saint-Hyacinthe:

«J'ai tâché de rendre mon art vivant, en considérant notre petite patrie, Saint-Hilaire, comme une entité qui serait notre oeuvre d'art et que tous ensemble, ses habitants, oeuvrant d'accord, nous devons perfectionner et embellir!» 

 





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