La chapelle






Film : Chapelle du Séminaire de Saint-Hyacinthe

Durée : 04;39;26

Cameraman : Yan Desfossés

Conception, réalisation, photographie et montage : Suzanne Saint-Amour

Musique : ÉLÉGIE

composée par Henri Gagnon en 1911, organiste à la basilique de Québec de 1910 à 1961

interprétée sur l'orgue Casanvant du Séminaire de Saint-Hyacinthe par Denis Bonenfant.

Mars 2011







C’est en 1926, dans le journal personnel du chanoine Léon Pratte, alors supérieur du Séminaire, qu’il est fait mention pour la première fois, du manque d’espace dans la chapelle. Réparer ou reconstruire? Quel style adopter? Gothique ou roman? Un comité est créé pour élaborer un plan en utilisant les services de l’architecte René Richer et de le soumettre à l’assemblée. Après avoir fait un tour complet de toutes les éventualités et des coûts s’y rattachant, il est décidé de construire un nouvel édifice, plus en rapport avec les besoins et les goûts du temps.

      


Chanoine Léon Pratte, Archives CHSH
 

René Richer a étudié au Séminaire de Saint-Hyacinthe de 1887 à 1906 , à l’école Polytechnique de Montréal en 1907, puis dans atelier Duquesne-Recoura, à Paris, en 1912. Il s’est imprégné de la grandeur et de la majesté des cathédrales gothiques françaises. Il donnera l’allure d’une cathédrale de style néogothique, inspiré de la cathédrale d’Amiens (France) à la chapelle du Séminaire. La ressemblance des espaces intérieurs est frappante et il a su utiliser au mieux l’enseignement des grands bâtisseurs.

Il utilise du ciment et de la poudre de pierre soufflée sur une grille épousant la forme souhaitée. Ces grilles sont fixées à une armature métallique. La pierre de Caen artificielle qui recouvre l’intérieur de la chapelle à l’exception des voûtes a été travaillée de façon à obtenir un grain imitant autant que possible la pierre de Caen naturelle.

 

G. René Richer, Archives Richer



Il en coûtera comme prévu environ 255 000 piastres pour construire la nouvelle chapelle. Le plan gothique est très beau, mais très dispendieux. Mgr Pierre Decelles, conseille au chanoine Pratte : «Faite beau, faite très beau… Dans trente, quarante ans, on ne blâmera pas les prédécesseurs, on ne vous blâmera pas d’avoir manqué votre chapelle. On sera content de vous et de l’œuvre. »

 

 
 
Archives CHS


Les travaux ont été exécutés par les entreprises Dansereau Ltée et Paquet et Godbout.

Le 22 août 1927, les entrepreneurs chargés des fondations ont enfoncé le deux cent soixante-quinzième pilier en ciment, nécessaire pour que l’édifice construit sur un terrain composé en grande partie de glaise puisse tenir sans faille et très longtemps. Ces piliers sont une condition incontournable pour durer dans le temps sans chanceler.

 
 
Archives SPRS
 

Le résultat est beau. Tous ceux qui voient la chapelle la trouvent très belle. « Tous les visiteurs sont émerveillés. M. Richer, l’architecte de la chapelle est fier de son œuvre. Des tests d’acoustique sont exécutés à la grande satisfaction de tous.

 

 Archives SPRS

La nouvelle chapelle, dédiée à saint Antoine de Padoue, a été bénite solennellement le 16 juin 1929, par le chanoine Léon Pratte, supérieur du Séminaire. La bénédiction s’est déroulée avec toute la pompe requise par le Rituel romain et suivie de la bénédiction de l’orgue installé récemment par Casavant Frères dans ladite chapelle.

    Archives SPRS



Vue à vol d'oiseau du Séminaire vers 1950, Archives CHSH


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